Geneva Talks 2008 sur le programme Nucléaire iranien : les nappes du Père Glôzu servent de tapis de prière à la délégation iranienne


Au cours de l'été 2008, un coup de tonnerre diplomatique vient secouer l'agréable torpeur d'un mois de juillet ensoleillé et fleurant bon les vacances. Le jeudi 17 juillet, l’Union européenne et l’Iran demandent à la Suisse d’organiser une rencontre entre le Haut Représentant de l’UE, M. Javier Solana, et le négociateur iranien en charge du dossier nucléaire, M. Saïd Jalili. Les autorités fédérales décident que la rencontre aura lieu le samedi 19 juillet et c'est Madame la Conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey en personne qui téléphone à la Chancellerie pour annoncer la nouvelle, en soulignant au passage que cette rencontre aurait lieu à la salle de l'Alabama de l'Hôtel de Ville. Je vous laisse imaginer le tremblement de terre qu'induisit en Chancellerie l'annonce de la nouvelle en pleine période d'effectifs restreints vu les vacances estivales. Toute l'opération reposa sur quelques personnes dirigée par  le Chancelier  Robert Hensler. Cette petite “Task Force” travailla nuit et jour de sorte qu'à l'heure H le jour J, soit le samedi 19 juillet les discussions diplomatiques puissent s'ouvrir. Nous pensions avoir pensé à tout... mais non.... soudainement, après le lunch de midi dans les salons de la Fondation Zoubov, peu avant la reprise des discussions, un haut fonctionnaire de la Confédération vint nous informer que la délégation iranienne désirait se retirer dans la salle mise à sa disposition mais qu'il y avait un problème. La salle ne disposait pas de tapis de prière ! Nous ne disposions que de quelques secondes pour trouver une solution et c'est une nouvelle fois Jean-Yves Glauser, dit  le père Glôzu tenancier du Restaurant de l'Hôtel de Ville qui vint à notre secours et mit à notre disposition le nombre adéquat de nappes provenant de son restaurant, manifestement à la satisfaction des diplomates iraniens. Après la prière, les discussions purent reprendre sereinement. Le ballet des limousines mit un terme à la journée. Peu à peu, l'Hôtel de Ville retrouva un peu de calme. Avec une pensée pour le Père Glôzu qui vient de nous quitter.

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