14 juillet : Sans culottes et avec culottes - les secrets du protocole

Contrairement à l'adage, l'habit - ou plutôt la culotte - fait le moine !
En ce 14 juillet, nous connaissons tous l'image des "sans-culottes" de la Révolution française. En revanche, connaissez-vous l'histoire de la symbolique des couleurs des culottes de cavalerie de la Garde républicaine ? ... si ce n'est pas le cas, la voici en prenant comme exemple la visite de travail du président de la Confédération M. Alain Berset à Paris en septembre 2018. Le détachement d'honneur du 1er régiment d'infanterie de la Garde républicaine qui rendait les honneurs dans la cour de l'Elysée était vêtu de la tenue de tradition de la Gendarmerie qui n’a que peu évolué en 130 ans. La couleur du pantalon est identique à celle de l'uniforme porté par les autres gendarmes, soit bleu avec un passepoil noir. En revanche, les cavaliers et motards de la Garde sont équipés d’une culotte (tradition équestre ) pour les services d’honneur. Elle est d’un bleu identique à celui du pantalon des fantassins mais une autre culotte, blanche sans bande noire est portée lors des services d'honneur exécutés au profit et en présence du chef de l'Etat . Il y a ainsi une marge d'appréciation au niveau du protocole. Usuellement, la culotte bleue est portée lors de l'accueil de ministres étrangers et la culotte blanche est portée en grande tenue lorsque le président de la République reçoit ses homologues étrangers en visite officielle ou d'Etat. Dans le cas de M. Alain Berset en 2018, il s'agissait d'une visite dite de travail. Lors de la rencontre précédente entre le président Macron et Mme Doris Leuthard, la couleur de la culotte était aussi bleue, on peut ainsi en déduire que la visite de Mme Leuthard était aussi une visite de travail.Comme quoi, dans le protocole, et dans la cavalerie, contrairement à l'adage, la culotte fait le moine ! ... Et par Saint-Georges, vive la cavalerie ! 

Claude Bonard

 

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