• Avions de combat : un OUI est un OUI car chaque voix compte

    Les Suisses ont validé hier dans les urnes le renouvellement de notre flotte aérienne qui sera à bout de souffle dans quelques années. Certes à une infime majorité, mais en démocratie, une voix est une voix. Nous ne mesurons pas la chance que nous avons  - et aussi la responsabilité - de pouvoir nous exprimer sur des sujets aussi sensibles. Dans d'autres pays, ça ne se passe pas comme ça. Par exemple, au début de cette année, c'est par la publication d'un tweet officiel que le contrat polonais pour l'achat de 32 avions de combat américain F-35A a été rendu public. Une décision gouvernementale rapide et abrupte  sans véritable appel d'offres. Une démarche qui s'explique, on peut le penser, par les relations privilégiées que Varsovie entretient avec Washington et aussi par la place stratégiquement inconfortable mais cruciale qu'occupe la Pologne sur le flanc est de l'OTAN.

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  • Un bon bouquin, le meilleur remède contre la Covid-19 !

    La lecture d'un bon bouquin est l'un des meilleurs remèdes contre les effets néfastes de la Covid-19. A ce propos, savez-vous quelle est l'origine du mot bouquin ? Les musiciens qui aiment la musique médiévale vous diront que c'est un instrument utilisé à la fin du Moyen-Age appelé cornet à bouquin Les amoureux de la nature vous diront que c'est un lièvre mâle ou un vieux bouc. Plus simplement, ce mot vient du néerlandais boeckijn, diminutif de boec, ce qui a donné "Buch" en allemand et "book" en anglais. Boek vient du germanique "bokiz", le hêtre, bois dans lequel était gravées les runes. A noter que le mot est apparu au XVème siècle en France sous la forme "boucquain" (vieux livre dont on ne fait que peu de cas). Au fil des années, le mot est devenu moins péjoratif.
    Bonne lecture à tous ! 
     
    Claude Bonard
     
     
    Sources : internaute.fr dictionnaire, www.larousse.fr
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  • Genève, Cour des comptes : de 1807 à 2020 en passant par la case 2005

    Le  journal Le Temps publie aujourd'hui un article intitulé "Au Grand-Saconnex, rébellion contre la Cour des comptes". Chez nous, c'est le 27 novembre 2005 que les citoyens de Piogre ont voté la création d'une Cour des comptes. Ce faisant, ils ont adopté une pratique qui remonte à Napoléon 1er qui, par une loi du 16 septembre 1807complétée par un décret du 28 septembre 180, créa la première Cour des comptes de l'histoire, juridiction des comptes et des comptables publics.
    Genève ayant été  française du 15 avril 1798 au 31 décembre 1813, notre bonne ville était pour la première fois de son histoire, de 1807 à 1813, soumise à l'autorité d'une Cour des comptes ... celle de Paris !
     
    Claude Bonard 
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    Photo : Paris, Hôtel des Invalides, tombeau de Napoléon 1er, bas-relief sculptés par Pierre- Charles Simart entre 1846 et 1853 faisant partie de l'ensemble situé dans la crypte et qui retrace les grandes réalisations du Consulat et de l'Empire.

     

  • FRONTEX, avec le bonjour de Varsovie

    Votations du 27 septembre prochain : Selon l'analyse du Groupe de réflexion Suisse-Europe à laquelle j'adhère, 
    - je cite - l'initiative soumise au vote le 27 septembre prochain ne résout rien et complique plutôt la donne. Les accords de Schengen et de Dublin sont à mon sens les meilleurs des outils de lutte contre la criminalité importée, l’immigration sauvage et le terrorisme, n'en déplaise à bon nombre de mes amis genevois.
     
    Pour moi qui passe une partie de l'année entre Rhône et Vistule, cette conviction est d'autant plus renforcée que c'est à Varsovie que se situe le siège de FRONTEX, l'agence européenne qui oeuvre en permanence sur le terrain pour surveiller les frontières de l'UE. Une mission d'autant plus importante alors que l'Europe entière, y compris la Suisse, suit actuellement  les péripéties de la crise au Bélarus.
     
    Par ailleurs, notre prospérité a aussi pour fondement la nécessité d’être à la pointe de la recherche et de la formation. La libre circulation y contribue de manière décisive. Des pans entiers de l’économie dépendent de la libre circulation qui constitue un des éléments constitutifs des relations bilatérales de la Suisse avec l’Union européenne. Ces relations seraient mises en péril par l’acceptation de l’initiative. Une prospérité moindre signifierait plus de chômage, moins de protection des salaires, hausse d’impôt et de charges sociales. Une hausse effrénée de la population est certes une crainte légitime. A cet égard, beaucoup des effets indésirables de la libre circulation ont déjà été corrigés. Dès lors  l'initiative populaire "Pour une immigration modérée"  dite initiative de limitation est pour moi  dangereuse et superfétatoire.
     
     
     
    Photo : Claude Bonard VarsovieFrontex.jpg