• Concours hippique international de Genève et calculette

    On l'aime notre Concours hippique international.

    Un must pour les  Genevois. et pas seulement ! En 1953, âgé de sept ans, j'ai assisté à  l'ancien Palais de expositions  à mon premier Concours Hippique International Officiel, grisé par le son des trompes de chasse du Rallye Saint-Hubert, par les uniformes flamboyants des officiers de cavalerie, par les tuniques rouges et les bombes des cavaliers  et surtout  par la beauté  des chevaux. Aujourd'hui encore, je me souviens des noms de mes héros de l'époque : Francisco Goyoaga, Pierre Jonquière d'Oriola, Hans Günther Winkler,  Raimondo d'Inzeo et surtout Miss Pat Smythe  !

    Mes souvenirs expliquent que je me sois posé il ya quelques jours une question en regardant  l'interview de Mme Sophie Mottu Morel, directrice générale du Concours  sur la chaine TV préférée des Genevois,  "Léman Bleu".
     
    Il a été souligné au cours de l'interview que " le CHI allait fêter son 60e anniversaire"  ...  60 ans ??? en partant de quelle année ... sachant que le Concours sous ses différentes formes remonte à 1926 et que, sauf erreur, le premier "Csi-W" (Concours de saut international "World Cup) remonte à 1987, j'ai sorti ma calculette mais je n'ai pas trouvé la réponse...
     
    Monsieur Alban Poudret, directeur sportif du CHI et rédacteur en chef du Cavalier Romand vient fort aimablement de me donner la clé de l'énigme. Je l'en remercie et je publie sa réponse car elle peut intéresser tous les amoureux de notre Concours hippique international :
     
    "Nous fêtons bien la 60e édition du concours, né en 1926 mais organisé à l’époque à un rythme irrégulier (tous les 3-4 ans souvent!), puis à une cadence biennale. Ce n’est que depuis 1991, à Palexpo, qu’il a lieu chaque année, donc 30 éditions sur 60 ont eu lieu à Palexpo, avec une (bonne) partie de l’équipe actuelle." CQFD ! 
     
    Je vous invite à venir nombreux à Palexpo à partir du 9 décembre prochain si Omicron  ne vient pas perturber la fête. Longue vie à notre CHI ! 
     
    Claude Bonard
     
    Dessins : Edouard Elzingre, coll. CB
     
    Elzingre chevaux.jpg
  • 1927 : La fête de l'Escalade provoque un incident diplomatique avec la Pologne à la SdN

    1927 : La commémoration de l'Escalade provoque un incident diplomatique avec la Pologne à la Société des Nations (SdN).
     
    Depuis l’annexion de Vilnius par la Pologne le 9 octobre 1920, ses relations avec la Lituanie sont exécrables. En 1927, la situation se dégrade encore plus et la Lituanie est quasiment en état de guerre avec la Pologne. Elle saisit la SdN et porte plainte contre la Pologne. A son tour, Varsovie adresse une note diplomatique aux principales puissances membres de la SdN réfutant le 29 novembre 1927, la thèse de l’agression et du complot. Afin d’apaiser les tensions, le maréchal Pilsudski, le père de l'indépendance polonaise décide de se rendre à la mi-décembre à Genève où le différend polono-lituanien fait l’objet des discussions du Conseil de la S.d.N.Escalade Feu.jpg 
     
    C’est alors qu’un événement de l’histoire genevoise provoque involontairement un incident diplomatique qui met le feu aux poudres. Le Conseil décide en effet d’ajourner ses travaux pour commémorer l'Escalade de 1602. Il convient de rappeler que la Compagnie de 1602 avait été créée un an auparavant, en 1926, donnant une ampleur nouvelle à la célébration de l'Escalade. Cet ajournement met Pilsudski hors de lui. Le maréchal veut quitter Genève et rentrer illico à Varsovie. Le Conseil de la S.d.N. Fait marche arrière et une séance extraordinaire est convoquée dans l’urgence pour éteindre l’incendie diplomatique causé involontairement par la fête l'Escalade.
     
    Claude Bonard

  • Honoré d'Urfé, homme de plume dont les soldats escaladent Genève en 1602

    Lors de la nuit de l'Escalade, les troupes savoyardes comportaient notamment 100 "cuirasses" de la compagnie de M. Honoré d'Urfé (1567-1625). Or ce vaillant seigneur fut aussi avec François de Sales le fondateur en 1607 de l'Académie florimontane, la première société savante de Savoie. Honoré d'Urfé s'est distingué notamment par ses poèmes et ses oeuvres littéraires. C'est pourtant l'épée à la main qu'il va perdre la vie en 1625, toujours fidèle au duc Charles-Emmanuel 1er de Savoie mais cette fois en combattant les Espagnols et non les Genevois.
     
    Oeuvres d'Honoré d'Urfé ** :
    - La Triomphante Entrée de Magdeleine de La Rochefoucaud à Tournon, 1583
    - Épîtres morales, 1603
    - La Sireine, 1604
    - L'Astrée, 1607
    - Paraphrases sur les cantiques de Salomon, 1618
    - La Sylvanire ou la Morte-vive, 1625
     
    Illustration (d.r.) :francesarchives.ch 

  • "Co" comme couard ... "vid" comme perfide !

    Salopard ! ton rire ciselé dans l'acier noirci ne nous fait pas peur malgré ton rictus vide et figé. Une mauvaise grimace ! maléfique comme le virus, cette plaie d'aujourd'hui, ce nouveau variant du Covid. "Co" comme couard ... "vid" comme perfide !
    Armet rire.jpg
    En 1602 ton ancêtre a tenté de percer nos défenses. Aujourd'hui, ton misérable avatar tente de nous prendre par surprise à nouveau. Grâce à un rire jaune ... moins goguenard, moins misérable, moins grimaçant que le tien.
     
    Tu  as gagné une bataille mais fais attention, tu n'as pas gagné la guerre. Tu ne perds rien pour attendre ! je te le dis haut et fort, nous allons te culbuter hors les murs, comme ton ancêtre voyou de 1602 !
     
    Claude Bonard

  • Covid : la "Chonique de Froissart" nous en dit plus que mille mots

     
    Le  raz-de-marée de la cinquième  vague de Covid est hélas une réalité en Suisse en dans les pays qui nous entourent. En Pologne aussi, où je me trouve pour quelques semaines encore,  la situation est préoccupante. Cette poussée de fièvre risque même de m'empêcher de rentrer chez  moi  Genève pour célébrer l'Escalade. Dès lors, si  dans mon entourage, je rencontre des gens qui ne respectent pas les gestes barrières, j'ai envie de les traiter comme  dans cette gravure de Jean Froissart.
     
    Quant à la loi COVID, mon choix est fait sans hésiter, c'est OUI. Et pour tout ceux qui pourraient s'en insurger et me traiter de tous les noms et qui sautent sur leur chaise pour paraphraser l'expression du général de Gaulle en invoquant notamment une atteinte à la sacro-sainte "Liberté" :
     
    "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant Liberté ! Liberté ! Liberté ! ... cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. "
     
    Les " Freiheitstrychler" et autre mouvement du même acabit, très peu pour moi. Je leur réponds simplement que "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres." Et comme l'a écrit Jean-Frédéric Amiel, poète genevois que j'apprécie," Il faut mener son affaire à sa guise en ne comptant pour rien l'avis et commérages d'autrui."
     
    A ceux qui partagent un autre point de vue, inutile de me traiter de tous les noms ici ou ailleurs. Je suis déjà dans la peau du singe si joliment dessiné par Jean Froissart sur cette magnifique enluminure; ça leur évitera de poster des commentaires désagréables, sectaires voire incendiaires - ce qui est hélas très tendance depuis quelques semaines.
     
     
    Claude Bonard 
     
    *** Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, 29 octobre 1868.
     
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