Annulation de la commémoration de l'Escalade, réponse aux ""Yaka"- "Yakafokon"

Je suis assez surpris voire effrayé et c'est un euphémisme, de lire depuis hier soir non seulement sur les réseaux sociaux mais aussi  sur les versions internet de la presse de cette fin de semaine, une avalanche de commentaires et de  réactions suite à la décision prise par le Comité de la Compagnie de 1602 d'annuler dans sa grande sagesse, c'est moi qui le souligne, pour la seconde fois consécutive, COVID oblige,  les commémorations historiques de l'Escalade.
Nombreux sont ceux qui fustigent aujourd'hui  sur le réseaux et sur internet ceux qui sont à la base de cette décision, notamment les autorités cantonales, municipales et sanitaires sans omettre le comité de la Compagnie de 1602. Les épithètes pleuvent : "couards" "pleutres" ou "démissionnaires" . D'autres invoquent le "pouvoir de l'argent", sans compter les Antivax qui montent  aussi au créneau, sans omettre ceux qui bandent les muscles et sont  à ranger dans la catégorie des patriotards plutôt  dans celle des patriotes. Beaucoup de commentaires aussi qui invoquent le "deux poids deux mesures" en comparant l'organisation de la Course de l'Escalade par rapport à celle des commémorations organisées par la Compagnie de 1602. Fort heureusement aussi, beaucoup de commentaires sont frappés du sceau de la raison et du bon sens. Je voudrais vous faire partager mon sentiment en souhaitant que Genève cesse une bonne fois de se quereller. Il y a d'autres enjeux nettement plus graves qui doivent mobiliser toute notre attention aujourd'hui. et demain.
 
Course de l'Escalade versus  Escalade de 1602 : mon analyse est simple, il y a d'un côté des milliers de  coureurs qui choisissent en leur âme et conscience d'aller courir ou non ... il y a va de leur seule responsabilité individuelle, pour les enfants, de  la responsabilité des parents. Les organisateurs se mobilisent avec beaucoup de conscience professionnelle, appuyés des bénévoles enthousiastes pour encadrer leur dispositif dans le cadre d'une manifestation autorisée. Ces deux jours ont montré que Genève a apprécié, malgré la pluie et le Covid. On peut aimer, craindre ou ne pas apprécier, c'est ainsi.  Dont acte.
 
De l'autre il y a la Compagnie de 1602, une Société qui convoque SES membres costumés, petits et grands, afin de participer à une manifestation dont ELLE a la responsabilité. Les gens qui défilent, même s'ils ont leur libre arbitre, sont mis sur pied, costumés et doivent se présenter selon les instructions de leur chef de groupe. Imaginons un peu : lorsque les parents du petit Jules, porteur de torche, ou de la petite Florence, fille d'artisane dans le cortège viendront assigner la Compagnie de 1602 en justice parce que leur  enfant, convoqué au sein de son groupe  aura attrapé le Covid, on en rediscutera ...
 
Escalade Beaumont site catima unil.jpg
Je termine en soulignant une chose que très peu d'internautes ont rappelé : tous ceux qui se dévouent pour nous permettre de vivre l'Escalade sont des BENEVOLES enthousiastes. Croyez-vous une seule seconde qu'ils auraient annulé l'Escalade par plaisir ? Ce n'est pas très céans de leur tomber dessus et de les accabler. Les effets de manche n'ont jamais rien arrangé ! Mercredi dernier, le Conseil d'Etat n'avait pas encore prise de décision. Vendredi dernier, les autorités fédérales ont durci les mesures. Point barre. Il faut en prendre acte et regarder vers l'avant, en disant MERCI à tout ceux qui se dévouent au sein de la Compagnie de 1602 pendant 365 jours, année après année, pour que nous puissions vibrer pendant 3 jours en rappelant le souvenir de ceux qui sont tombés pour défendre Genève en 1602. Quant aux "YAKA", nombreux comme toujours, je laisse à chacun le soin d'apprécier comment leur répondre, ou plutôt ne pas leur répondre.
 
Claude Bonard
 
 

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