D'histoire en histoires - Page 5

  • Prenons exemple sur nos Sphinges genevoises !

    En ce vendredi 13,  je vous offre cette Sphinge qui revêt un caractère tantôt protecteur, tantôt destructeur si l'on en croit les récits mythologiques. Un effet bien dans l'air du temps ...

    Je pars de l'idée aujourd'hui que leur influence est protectrice et que nous saurons rester zen à leur image.

    Sphinge Cornavin.jpgLes Genevois de ma génération se souviennent de l'endroit où ces Sphinges étaient visibles dans les années 50. Ce n'était pas à proximité de la gare de Cornavin où elles sont actuellement. Elles ornaient alors l'entrée du Grand Hôtel de Russie et Continental, situé à l’angle du quai du Mont-Blanc face à l’hôtel des Bergues, démoli en 1968.

    Claude Bonard 

    Pour les plus jeunes, lire : https://geneve-en-zigzag.ch/grand-hotel-de-russie-et-conti…/

  • 12 mars 1699, décès du plus Genevois des Russes

    12 mars 1699,  l'amiral russe François Le Fort, d'origine genevoise, au service du tsar Pierre le Grand, décédait à Moscou. On peut admirer son buste à Genève sur le Square de la Rue Le-Fort, enfin placé à cet endroit après de multiples péripéties  grâce aux efforts de l'ancien conseiller municipal Olivier Wasmer. J'ai découvert au gré de mes lectures avec amusement un  texte * qui tend à prétendre que pour Pierre le Grand, la soûlerie devint un moyen de gouvernement : ... " et ce, avec l'aide d'un petit groupe d'amis fidèles dont fit partie François Jacques Le Fort né à Genève en 1656 et mort le 12 mars 1699 à Moscou, général et amiral du Tsar de toutes les Russies". Le Fort, un homme fascinant qui fut aussi très impliqué dans la fondation de Saint-Pétersbourg vu l'ascendant qu'il avait sur le tsar Pierre. Dans un registre moins sympathiqueLefort_Musscher_1698_fragment.jpg, notre amiral genevois a aussi donné son nom à la sinistre prison moscovite de Lefortovo.

     

    * Lire : https://www.tdg.ch/societe/histoire/amiral-francois-fort-seteint-moscou/story/11224757?fbclid=IwAR0wij_AbWcFUYTHq7ejZrCYE5sQxRGG_c8dB8nlwHFBb5vtv_DonkSo_nA

    Pour en savoir davantage, lire : https://www.paperblog.fr/…/bouffonneries-de-pierre-le-gran…/

  • 27 décembre 1952 - on a volé le char de l'Etat à Piogre !

    Le Salon international de l'Automobile de Genève 2020 est annulé mais pour nous remonter le moral, je vais vous raconter une belle histoire de voiture. Une histoire que le mythique  journaliste Jean-Claude Mayor avait relatée dans une chronique genevoise parue en 1990. Voici cette amusante Cadillac.jpghistoire :  il  y a bien longtemps, le Conseil d'Etat de Piogre roulait en Cadillac ! ...  et un beau jour, plus de Cadillac..... envolé le bel oiseau ! Les journaux genevois titrèrent : "On a volé le char de l'Etat" Fort heureusement, peu de temps après, en 1953, la police française retrouva l'auguste véhicule parqué dans une ruelle de Marseille. La voiture avait disparu depuis le 27 décembre 1952, ayant été « empruntée » par l’un des chauffeurs de l’Etat, Ami B. surnommé « Piccolo » qui emmenait avec lui son compère Roger N. Les deux amis avaient formé le projet de se rendre en Afrique du Nord afin de s’engager dans la Légion étrangère à Sidi-Bel Abbès.

    Edith Piaf aurait pu chanter :" Il sentait bon le sable chaud, dans sa Cadillac,
    Mon légionnaire ! Y avait du soleil sur son front Qui mettait dans ses cheveux blonds De la lumière !"

    Claude Bonard 

    Source  et citation  : Jean-Claude Mayor, Images et événements genevois 1946 - 1990, éditions Slatkine, Genève

  • Les procureurs au petit pied ont le vent en poupe

    A lire tout ce que je lis depuis quelques jours, il me semble que les descendants de Fouquier-Tinville se multiplient. Ils sont partout. Eux seuls ont raison et détiennent la science infuse. Les réseaux sociaux regorgent de ces procureurs au petit pied qui pérorent  pour tout et pour moins que ça. Idem s'agissant des lettres de lecteurs dans nos journaux.

    Fouquier.jpegJe ne savais pas que l'accusateur public de la Révolution avait tant d'adeptes de nos jours. Dénoncer, critiquer, mépriser, se moquer, vilipender, rabaisser, sans même savoir, avec un jugement péremptoire, semble être très tendance de nos jours. Bref, Fouquier-Tinville, tes disciples d'ici et d'ailleurs ont de beaux jours devant eux et c'est tout sauf réjouissant.

     

    Claude Bonard

  • Genève et les Polonais de mars

    1er mars 1810,  naissance de Frédéric Chopin

    2 mars 1889, décès de Ludwig Warynski 

    Ceux  deux dates permettent d'évoquer   deux destins polonais ayant eu un lien avec Genève. Frédéric Chopin tout d'abord : en 1833, la famille noble de Vincent Simon Wodzinski qui avait quitté la Pologne suite  à l'écrasement de l'insurrection de 1830  vint s'établir à Genève à la rue Beauregard. Leur fils aîné Félix fut ami avec Chopin. Quant à leur fille, la jeune et belle Marie Wodzinska, elle fut le premier amour du jeune Frédéric.

    Ludwig Warynski (1856 – 1889) ensuite : cWarynski billets.jpeget activiste du mouvement socialiste polonais,  fondateur du groupe Proletariat  entra en lutte contre le régime tsariste. Il fut arrêté par l'Okhrana, la police secrète des tsars puis déporté et décéda le 2 mars 1889 en Russie. Dans les derniers temps de la Pologne socialiste, son portrait figurait sur la coupure de 100 Zlotys émise par la Banque de Pologne, un billet qui valait à l'époque à peine 30 centimes suisses. Aujourd'hui, à Varsovie, une rue porte le nom de Ludwig Warynski et une plaque rappelle sa mémoire sur le mur de la citadelle. La famille Warynski fut contrainte de quitter la Pologne pour s'établir à Genève. Deux descendants de cette famille ont occupé bien plus tard d'importantes fonctions au sein de notre République et canton.

    Claude Bonard